Nous connaissions le mensonge, l'enfumage, le passage en force. Lot commun des gouvernants minoritaires qui, décriés par leurs peuples, imposent leurs politiques. Un autre moyen est utilisé: le GAG! si possible à répétition. La semaine passée en est truffée d'exemples. Commençons par l'attribution du Prix Nobel de la Paix attribué à l'union européenne. Je crois rêver. Innocemment je pensais que le Nobel de la paix devait revenir à des personnalités qui à un moment donné de leur activité publique avaient pris une décision courageuse, une mesure, commis un acte concret pour favoriser ou rétablir la paix. L'exemple de Nelson Mandela vient à l'esprit de chacun. Ben non! Ce prix prestigieux est accordé à un ensemble d'États dont certains sont encore enlisés dans des guerres et des conflits militaires sans parler des intrusions dans les affaires intérieures d'autres États y compris européens. Si ce n'est pas de la charlotade....

La crise malienne vue par l'Elysée vaut son pesant de cacahouettes. F. Hollande annonce à Dakar la fin de la "France-afrique" et aussitôt impose aux pays africains francophones d'intervenir militairement. Pour amener la démocratie ou pour défendre les intérêts d'Areva et des multinationales? Reprenant à son compte l'argument américain de "lutte contre le terrorisme", il annonce une aide militaire massive et forcément coûteuse ( il n'en dit mot!) mais absolument rien sauf des mots pour débloquer la situation sociale, économique et politique qui est à la base de la partition et de la situation critiquedu Mali.

Le traité européen vient d'être adopté par une majorité d'elus socialistes et de droite à l'assemblée nationale. Même les économistes libéraux tels les Cohen, Lenglet et autres coreligionnaires nous expliquent aujourd'hui qu'avec ce traité on va dans le mur mais qu'il est nécessaire de le voter. Les socialistes expliquent comme Elisabeth Guigou que la seule chose qu'ils regrettent dans ce traité c'est qu'il soit l'héritage de Sarkozy mais votons-le quand même. Vont-ils convaincre les sénateurs socialistes qui avaient refusé celui-ci avant les élections présidentielles de se renier? 

Quand à Montebourg il est passé du redressement à l'enfoncement en trois mois. Peugeot, la sidérurgie, le raffinage, l'alimentaire, l'électronique, la pêche, la marine, pas un secteur sans plan de licenciements, sans délocalisations, sans restriction d'emplois.  "Un emploi de gagné c'est une victoire" répète-t-il mais comment appelle-t-il un emploi perdu?

L'affaire de la dépénalisation de la drogue demandée par le ministre de l'éducation nationale ajoute à la confusion. Vincent Peillon serait mieux inspiré de mettre des moyens humains dans les établissements, des enseignants formés pour mieux enseigner, des personnels spécialisés pour répondre aux différents besoins que de se faire le porte voix de ceux qui banalisent la drogue pour en tirer profit.

J'ai gardé le meilleur pour la fin. L'affaire des pigeons. Pas voyageurs, arnaqueurs! En trois roucoulements, les jeunes patrons internautes ont mis le gouvernement au tapis. Je croyais ce gouvernement inflexible. Vrai pour bloquer les salaires et augmenter les taxes et impôts des salariés et des retraités mais conciliant voire affable pour les spéculateurs et les patrons liés aux technologies de pointe ou pas.

Pensiez-vous que le nouveau gouvernement socialisto-écologiste avait tiré les leçons de leurs échecs passés? Que nenni! Heureusement que la gauche fidèle aux idéaux socialistes et progressistes n'a pas mis le doigt dans l'engrenage austéritaire. Ainsi la perspective de changement demeure intacte. A nous de la faire se développer pour devenir majoritaire!