Alcatel annonce ses suppressions d'emplois notamment dans le centre de recherche de Vélizy en région parisienne. Exit la richesse intellectuelle et scientifique du groupe français. Pas un jour sans qu'une entreprise dévoile des projets de réduction d'activités, de fermeture, de restructuration, de délocalisation, de plan social. Quelque soit le mot employé, ce sont des êtres humains qui perdent leur travail, leur salaire, leur valeur. Au nom de la compétitivité, de la concurrence dont on nous targue les bienfaits pour la société. Pour quels résultats? Vies cassées, démantèlement industriel, explosion du chômage, enfoncement dans la crise sociale, affaissement économique, désarroi moral. Seuls les profits des actionnaires se portent à merveille. Le champagne peut couler à flot dans les belles chaumières de la bourgeoisie. Mais que fait le gouvernement pour enrayer l'hémoragie?

Arnaud Montebourg se tait. François Hollande annonce la fin de crise et le patronat sourit. Les travailleurs, le travail sont liquidés dans le principal pays de l'Europe et personne n'y pourrait rien? On nous prend pour des billes. Le gouvernement accorde des facilités, des crédits aux patrons des grandes entreprises. Sans contrôle de l'utilisation de cet argent pris sur les contribuables. Une politique responsable devrait conditionner l'attribution de cette manne financière et sanctionner les  patrons voyous.

La gauche doit mieux faire. Elle étendrait les droits des salariés pour que leur opinion soit prise en compte, ça éviterait bien des déboires. Le droit de veto des comités d'entreprise prévaudrait. Enfin une loi interdisant les licenciements boursiers serait votée et appliquée en urgence. Telle n'est pas la voie suivie par le pouvoir social-écolo actuel.

Le front de gauche qui ne participe pas au gouvernement rassemble et agit pour que ces solutions deviennent incontournables. Au Parlement, les députés et sénateurs front de gauche développent ces propositions. Seront-ils écoutés et entendus? J.M.Ayrault et ses ministres vont-ils choisir une politique de gauche ou satisferont-ils les désirs de la droite qui entend enfoncer le clou de la compétitivité?

Le monde du travail attend des signes clairs de ce gouvernement qu'ils ont mis en place. Leur patience ne durera pas. Déjà les premiers craquements se produisent. Écoutons ce que disent les salariés d'Alcatel, de Peugeot, de Florange, d'Angers, les Continental,  ceux de Pétroplus ou de Fralib. Dans toutes les régions, des entreprises connaissent des conflits sociaux souvent non médiatisés. Les travailleurs ne comprennent pas l'immobilisme du pouvoir. Le front de gauche agit avec eux pour débloquer la situation et gagner une politique de gauche.