Les négociations entre médecins, sécurité sociale, mutuelles, représentants de patients  sous regard bienveillant de l'Etat se sont achevées dans la confusion idéologique et une régression sociale que je pense préméditée. L'objectif clairement affiché par Marisol Touraine au nom du gouvernement était de parvenir à un accord gagnant-gagnant entre assurés sociaux et médecins pour défendre notre système de remboursement des soins. Qu'en est-il aujourd'hui? Les assurés sociaux paieront encore plus cher pour des remboursements en baisse, les médecins pourront dépasser au delà des 150% actuels leurs honoraires. Nous allons assister à l'explosion des tarifs.

Les mutuelles qui vivent de nos cotisations seront amenées à mettre la main au porte-monnaie en nous faisant supporter les compensations financières. Il y a de moins en moins d'adhérents aux mutuelles car leurs prix s'envolent et le pouvoir d'achat des travailleurs se réduit. Le patronat exige de plus en plus de baisses de cotisations sociales, plaçant ainsi la sécurité sociale sous perfusion. Le gouvernement poursuit une politique de déremboursement de médicaments adossée à une politique de santé rabougrie. Le projet de loi du financement de la sécurité sociale sera attendu au tournant. Qui va payer? Telle est la question centrale. Si j'en juge par l'accord avec les médecins, je doute que le patronat soit mis à contribution. A voir!

Mme Touraine explique qu'elle vient de contraindre les médecins à signer l'accord qui permet par contrats entre soignants et soignés d'étendre la politique de soins aux démunis. Elle omet de signaler que les médecins ne sont pas obligés de signer le contrat qui reste volontaire. La contre partie acceptée par la ministre est de ne pas bloquer les dépassements d'honoraire. Quelle victoire! Les patients vont trinquer.

Salariés, retraités, démunis, rassemblons-nous pour défendre notre système de santé.