La consultation des "insoumis" traduit le désarroi général à la veille du deuxième tour. Tous les partis et organisations sont troublés car de nombreux électeurs se demandent quel est le vote efficace.

La grande majorité des électeurs progressistes combattent le Front national et ce depuis qu'il existe. Personne ne peut mettre en doute leur résolution à battre Lepen fille comme ils ont fait barrage au père. La question n'est pas là. Le problème, de taille, est qu'en face se présente Macron, l'initiateur du Cice, du pacte de responsabilité, de la loi travail, de l'ubérisation, bref l'homme de la finance qui a contribué à l'affaiblissement du pays et aux reculs sociaux des travailleurs.

Je comprends l'amertume, le ressentiment, la colère, l'indignation de ces millions de gens qui ont manifesté, pétitionné, voté contre cette politique libérale menée par le parti socialiste. Comment dans ces circonstances ne pas comprendre le refus de mélanger leurs voix avec celles des grands patrons  qui unanimement se rangent derrière Macron pour conserver leurs privilèges? Faudrait être sans humanité pour accuser cet électorat de faire la courte échelle à la Lepen. Je ne suis pas de ceux qui les condamnent sans autre forme de procès. J'analyse, c'est tout. Je me garderai de livrer des brevets d'anti-fascisme à qui que ce soit. Je ne m'en reconnais pas le droit.

Je le répète: la "France Insoumise" a eu raison de consulter ses activistes. Aucun autre parti n'a organisé un vote de ses adhérents. Pourtant dans chacun, il y a des différences de comportement dans ce choix électoral. De nombreux communistes, socialistes, républicains sont partagés. Comme les insoumis, ils hésitent, réfléchissent, se concertent, s'affrontent. C'est la démocratie en actes. C'est très bien comme cela. Macron saura que le 8 mai, le front de lutte va s'élargir, que les élections législatives ne seront pas pour lui un long fleuve tranquille.

Le 7 mai, après avoir dégagé Lepen, le combat pour battre Macron débutera. France insoumise, ses candidats s'engageront pour défendre les idées contenues dans le programme "l'avenir en commun". Plus nombreux seront les élus FI, plus le pays résistera aux oukases de la finance.

Ensemble, dans l'union, les militants progressistes travailleront au "rassemblement populaire majoritaire" qui nous sortira du marasme économique et social dans la démocratie sociale et politique préconisée avec la 6e république.

Tous ensemble dans l'action!