Depuis son élection, Macron n'a qu'une idée: démolir le système social français pour y substituer un système anglo-allemand qui rendrait le patronat et la finance maîtres de la vie sociale, économique et politique. Le rêve du Medef . Pour y parvenir, Macron déploie sa stratégie en plusieurs actes. Premier axe, les ordonnances décriées par les parlementaires désaisis, contestées par les syndicats, critiquées par les électeurs majoritaires n'ayant pas voté pour lui. Ce qui lui vaut une rentrée offensive en ce mois de septembre avec les journées de mobilisation syndicales des 12 , 21, 28 septembre suivies du 10 octobre qui verra les fonctionnaires dans la rue.  La précipitation à les signer et à les mettre en application démontre la fébrilité de ce président mal élu qui tente sans succès de désamorcer le front syndical qui va le faire plier.

Deuxième axe: les attaques spécifiques contre des conquêtes de certaines corporations telles les cheminots et leur statut, les enseignants et leurs droits, les locataires et leurs APL, les collectivités et leur financement et j'en passe. Au nom de l'égalité de traitement, il développe les inégalités en essayant de diviser les catégories sociales entre elles, jeunes contre seniors, chômeurs contre statutaires, pauvres contre moins pauvres. Macron, c'est Machiavel déguisé en Robin des bois. Attention au retour de bâtons qu'il va subir dans les semaines qui viennent.

Troisième axe: la volonté de museler les droits et libertés démocratiques avec la nouvelle loi sécuritaire qui comprendra toutes les mesures initiées par Hollande/Valls plus les nouvelles issues de la "pensée complexe" jupitérienne. Bref  un ensemble d'éléments pour verrouiller l'expression démocratique, pour réduire l'information, pour réprimer plus fortement, pour nuire à la justice.

Tout mis bout à bout, le coup d'état social apparaît clairement. Pour l'empêcher, le rassemblement du peuple devient une nécessité. Dans cette optique, la manifestation du 23 septembre initiée par la France Insoumise, (marche ouverte à tous, partis, syndicats, associations, individuels, ) en est un premier pas qu'il s'agit de ne pas louper. Ensemble demain marchons pour nos droits et libertés!