Plus de 450 initiatives pour protester contre l'augmentation des prix des carburants, un mouvement populaire de grande ampleur. Que l'on soit urbain ou de milieu rural, les hausses vont réduire les moyens d'achat des salariés, professions libérales, petits patrons, retraités ou auto-entrepreneurs. Après les hausses de la CSG, du gaz, des prix alimentaires, des transports, des mutuelles, des impôts c'est la goutte de trop.

Les promesses de Macron sur le pouvoir d'achat ont fait long feu. Supprimer les cotisations patronales et salariales loin de favoriser le salaire va grever la sécurité sociale et réduire les droits à la retraite. C'est une attaque en règle contre le niveau de vie. Les français commencent à s'en apercevoir. La lucidité grandit. Le mécontentement aussi. Un bon terreau pour enraciner des luttes.

Le 17 novembre en est une expression collective. Une question se pose. Pourquoi les syndicats n'en sont pas les initiateurs? Ont-ils sous-estimé le niveau de rejet de cette mesure inégalitaire? Peur d'une récupération politique? Crainte de ne pas contrôler le mouvement? Crispation à l'égard de couches sociales non salariées? On peut en discuter. Au plan politique, la France Insoumise par la voix de Mélenchon au meeting de Lille, sera présente dans l'action pour  appuyer le mouvement et y débattre de notre programme.

Comme je tentais de l'expliquer dans un récent billet, personne ne peut savoir quel sera le déclic qui mettra Macron en échec. Seule certitude, le pays est en colère, le pays bouillonne. Que va-t-il se passer? Les évènements se bousculent. Les gens se prennent en main, s'auto-organisent. L'insoumission est à l'ordre du jour. Faut y contribuer activement!