L'acte 13 terminé, nous voici en préparation de l'acte 14 du mouvement des gilets jaunes. Trois mois et demi d'actions diverses,  manifestations dans les villes et villages du pays et toujours pas un brin de réponse du côté gouvernemental et présidentiel. Seule et unique réaction, la violence et la répression! Ajoutons-y l'injustice des jugements envers les gilets jaunes arrêtés. Le voila le bilan du président des riches.

Macron joue la montre. Il préfère le chaos et le désordre que d'apporter un petit mieux vivre pour des millions de français. Avec son "grand débat" il s'efforce de diviser les gens entre ceux qui seraient ouverts au dialogue et les autres enclins à refuser la discussion.  Il utilise ces assemblées pour y développer sa propagande électorale en vue des élections européennes. En vain car la ficelle est trop grosse. On apprend jour après jour que les assemblées devant lesquelles Macron et Philippe assènent leurs vérités sont des coups montés et organisés minutieusement pour éviter les questions qui fâchent. La contradiction y est absente. Les participants sont triés, les questions préparées. Une grande farce!

Macron cherche l'enlisement pour décourager les manifestants ou les énerver. Les grands médias nous serinent que les revendications ont été satisfaites. Les 10 milliards de décembre tournent en boucle pour tromper la population. Or ce chiffre ne correspond pas à la réalité. La prime d'activité ne sera pas perçue par tous les smicards. La défiscalisation des "heures sup" ne concerne qu'une petite partie des salariés. Le retrait de l'augmentation de 1,2% de la CSG ne touchera que quelques centaines de milliers de retraités. Et la fameuse prime pouvant aller jusqu'à 1 000 €, je ne crois pas que beaucoup de patrons soient des philanthropes sensibles à cette demande.

Nouvel avatar, le sondage donnant 55% de gens pour la fin des manifestations du samedi.  Un nouveau leurre, ce même sondage donne plus de 60% d'accord avec le mouvement. Quelque chose cloche. Traduction d'un embarras présidentiel qui doute, qui se replie, qui ne sait plus comment s'en sortir en dehors d'une dérive autoritaire, anti républicaine. Tout cela augure bien de la suite. On avance lentement vers une solution politique qui devrait se traduire par un retour devant les électeurs.

Référendum, dissolution de l'assemblée nationale, démission du président? Tout est envisageable. Pour ma part, je considère que la dissolution de l'assemblée nationale serait la plus conséquente. Une nouvelle assemblée donnerait une autre configuration que celle que nous connaissons aujourd'hui. Les 310 perroquets "la république en marche" n'auraient plus la majorité absolue à eux seuls. D'où un nouveau gouvernement qui devrait tenir compte du résultat. Un nouveau chemin serait ouvert démocratiquement et pacifiquement. L'histoire n'est jamais écrite à l'avance. C'est toujours le résultat du mouvement  du peuple. Nous le vérifions à nouveau.

Notre 14e acte portera les revendications sociales et démocratiques qui empêchent le président de dormir  tranquille. Par dizaines de milliers, avec l'appui et le soutien de millions de gens en colère, nous défilerons à Paris et dans les villes et villages du pays pour dire assez de tergiversations, pour exiger des actes dignes de la république. Ensemble travaillons à unifier toutes les forces aspirant à de profonds changements.

Pour la justice fiscale, sociale, la transition écologique et la démocratie, manifestons samedi.