La 17e journée d'actions diverses menées par les gilets jaunes approche de la fin que déjà tous les regards se tournent vers le samedi suivant, date ultime de la conclusion du grand débat national initié par Macron pour tenter d'enterrer le mouvement de protestation. Point n'y a fait: le mouvement s'enracine et donne des idées à d'autres forces pour tenter de se dégager de cette politique qui les enserre et fait obstacle à leurs aspirations. C'est le cas des défenseurs du climat qui multiplient leurs initiatives, des femmes qui combattent les discriminations et l'oppression machiste, de nombreux syndicalistes qui se joignent aux gilets jaunes pour avancer leurs revendications. Nous assistons à la convergence, plus précisément au début de convergence des luttes émancipatrices de l'emprise des libéraux. Le carcan macronien tôt ou tard va éclater. L'échec politique du président de la république claque à la figure de tous ces adeptes du "tenir le cap". Ils n'ont jamais compris en 20 mois de gouvernement que personne ne peut résister à la vague protestataire quand elle entraîne une majorité du peuple. ils ne tarderont pas à l'apprendre.

Le 16 mars s'annonce comme un coup de canon dans le dispositif présidentiel. Si les salariés, les professions libérales, les agriculteurs, les jeunes, les artisans et petits patrons, les auto-entrepreneurs, les chômeurs, les enseignants, les étudiants, les retraités, les SDF,  toutes celles et ceux qui ont des raisons d'être en colère se rassemblent, les jours du macronisme seront comptés. Toutes les raisons objectives existent: mécontentement accru, déception assurée, résultats du "débat" négatifs, tout concourt à un regroupement de forces comme jamais le pays n'en a connu. Seule inconnue: la volonté politique de chacune et de chacun à s'investir dans ce mouvement  transformateur de grande ampleur. Réponse dans huit jours.

Les admonestations de l'ONU, les communiqués de l'association "Amnesty international, les reproches du Parlement européen sur la mise en cause des droits humains dans notre pays affaiblissent le rôle du président français. Le complotisme dont Macron fait preuve en accusant la France Insoumise d'être la "main invisible" qui manipule ces trois organisations aussi diverses démontre à la fois l'imbécilité, la démence, l'irresponsabilité et l'esprit diabolique qui l'animent. Je ne pense pas que ce président laissera une grande trace de son passage. Trop petit pour ce costume.

Pour terminer ce post,un petit mot sur l'Algérie. Un ami algérien me disait il y a quelque temps que je pourrai mesurer l'influence des gilets jaunes sur les algériens. J'étais loin de me douter des réactions que lui prévoyait. Dès le premier vendredi de manifestation, j'ai compris ce qu'il voulait me dire à mots couverts. Depuis, tout est monté en puissance, les islamistes ayant des difficultés à contrôler et manipuler le mouvement. Pour le moment, les démocrates semblent tenir le haut du pavé. Bravant les interdits, la jeunesse et le peuple algérien renouent avec les traditions de lutte pour l'indépendance et la liberté. Le 5e mandat de la momie Bouteflika semble mort-né. Une nouvelle page de la démocratie algérienne est-elle en train de s'écrire? Je le souhaite de tout coeur pour ce beau pays et pour ce peuple admirable. Les femmes n'étant pas en reste sur le front contestataire. Je forme des voeux de réussite pour nos amis algériens. Vive la solidarité de lutte entre gilets jaunes et gilets verts et blancs!